
Dans les quartiers les plus pauvres de Calcutta, Paul Lambert, chirurgien américain brisé, cherche à fuir sa propre vie. Là, il rencontre Hasari Pal, un agriculteur venu avec sa famille en ville à la recherche d’une vie meilleure, et Joan, infirmière irlandais engagée. Au cœur d’une misère étouffante, les trois deviennent les piliers d’un dispensaire précaire, où l’entraide et l’humour résistent à la dureté du quotidien.
Ce qui aurait pu être un récit de désolation devient un film profondément lumineux. Car chaque geste de solidarité, chaque éclat de rire, chaque victoire minuscule devient une célébration de la vie. Paul, d’abord replié sur sa douleur, retrouve à travers les autres le désir de soigner, d’aimer, de reconstruire.
Portée par la musique d’Ennio Morricone, La cité de la joie montre que l’espoir ne vient pas d’une transformation spectaculaire, mais d’un tissu de liens fragiles qui tiennent bon, même dans l’adversité. Avec ces personnages qui choisissent de ne jamais renoncer, le film est un récit solaire, vibrant, où le courage collectif éclaire les lieux les plus sombres.
Thibault Ramet